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Notre : le statut d’auto-entrepreneur est désormais aussi appelé « micro-entreprise ».

Si vous décidez de vous lancer en tant qu’entrepreneur ou indépendant, vous allez forcément être amené à facturer vos clients. Or, pour facturer, il vous faut une société. Il y a en France beaucoup de manières de créer une société, qui correspondent à vos besoins.

Dans la majorité des cas, si vous vous lancez à partir de zéro, le plus simple est de créer un statut d’auto-entrepreneur. Ça vous permettra d’éviter de tomber dans une usine à gaz qui vous prendra beaucoup de temps (et d’argent) et ne vous permettra pas de vous concentrer suffisamment sur votre business. Une fois que vous aurez lancé votre activité, vous verrez très vite ce dont vous avez besoin pour optimiser votre fonctionnement.

Un plafond à 70.000€ par an (soit environ 3000€ net/mois)

Une des limites de l’auto-entrepreneur (que je vous souhaite d’atteindre), c’est le plafond. En 2018, il est à 170.000€ pour de la vente de marchandise, et 70.000€ pour de la vente de service (la catégorie qui va nous concernant dans la majorité des cas). 70k€ par an, en enlevant toutes les charges/cotisations, ça vous fait un bon 3000€ net par mois. Vous avez donc de quoi voir venir !

Une fois ce plafond atteint, il est facile de passer à un nouveau statut. C’est ce que j’ai fait par exemple de mon côté, en passant d’AE à SASU (pas de plafond, facturation de la TVA … c’est totalement différent).

Attention aux calculs pour calculer le salaire « net », il y a beaucoup d’éléments qui existent dans le salariat et pas en auto-entrepreneur : la mutuelle, les congés payés, la retraite … tous ces éléments sont à prendre en compte avant de calculer l’équivalence « nette » de votre salaire. C’est en réalité très difficile à calculer, c’est pour ça que l’auto-entrepreneur est souvent présenté comme un statut de transition pour vous aider à vous lancer.

Très simple administrativement

Une erreur que j’ai faite, et que beaucoup de mes clients font également, c’est de se concentrer sur ce qui ne créé pas forcément de valeur pour leur business. Je pense par exemple à l’administratif. Le statut d’auto-entrepreneur est parfait pour éviter de tomber dans cet écueil : vous n’aurez qu’à déclarer votre chiffre d’affaire, à garder toutes vos factures en faisant preuve d’un minimum d’organisation, et vous serez en règle. Ça n’a absolument rien à voir avec les obligations liées, par exemples, à la gestion d’une SASU (mon statut juridique actuel). Ça vous permet de vous concentrer sur ce qui compte : vos clients, votre business.

Vous ne payez qu’en fonction de ce que vous gagnez (ou presque)

Le pire lorsqu’on lance sa société est de commencer à payer des charges sans avoir gagné un seul centime. Avec l’auto-entrepreneur, c’est quasiment impossible : vous ne payez des cotisations que sur ce que vous gagnez.

Par exemple, dans le cas de la catégorie Autres prestations de services ou professions libérales (BNC) (celle que vous allez utiliser si vous faites du freelance), vous payez en 2018 24.20% de ce que vous gagnez. Donc en gros, si vous gagnez 1000€, vous en payerez 242€ à l’état, et 758€ resteront dans votre poche. Attention, ces 758€ ne sont pas totalement pour vous, il faut aussi compter :

  • La CFE, qui est facturée à partir de l’année qui suit la création de votre activité et qui est globalement entre 200€ et 2000€ en fonction de votre chiffre d’affaire. C’est la charge dépense « fixe » qui interviendra même si vous ne faites pas de chiffre d’affaire.
  • Les impôts sur le revenu (sauf si vous avez activé le prélèvement libératoire, jusqu’à une certaine limite).
  • L’assurance, la banque.

Je recommande donc de compter 35% de charge, pour être large (donc sur 1000€, vous en gagnerez 650). Ça peut paraitre beaucoup, mais je vous garantis que c’est très peu par rapport à ce que vous payerez avec un statut plus « complexe » !

L’auto-entrepreneur, c’est vous

Une petite précision intéressante à noter est que l’auto-entrepreneur, c’est votre personne physique. Si vous créez, par exemple, une SASU, vous serez amené à choisir un nom pour cette société et à la gérer totalement différemment car c’est une personne morale détachée de votre personne physique (vous). Dans le cas de l’auto-entrepreneur, votre entreprise, c’est vous. Le nom de votre entreprise est donc le votre (mais rien de vous empêche de l’exploiter avec une marque), et les responsabilités que vous engagez sont les vôtres.

Une véritable opportunité pour vous lancer

L’auto-entrepreneur, c’est donc le statut idéal pour vous lancer. Vous payez des charges relativement faibles et surtout calculées en fonction de ce que vous gagnez, et c’est très simple administrativement.